Hades, la mécanique orange

Hades, la mécanique orange

Entre 1961 et 1971, l’armée américaine a procédé à des épandages massifs de défoliants sur le Vietnam. Il s’agissait de raser le couvert végétal pour empêcher l’adversaire de s’y camoufler, et de détruire les récoltes pour affamer les populations et les combattants. Ces défoliants comprenaient essentiellement de l’« agent orange » – lequel contenait de la dioxine, un produit chimique particulièrement toxique. Ce problème de sécurité sanitaire est toujours présent car la dioxine est un produit chimique très stable, qui ne se dégrade que lentement, et s’intègre dans la chaîne alimentaire.

Ses effets persistent donc dans l’environnement et affectent les habitants des zones sinistrées. Quarante ans après l’arrêt des épandages, on dénombre approximativement 1 million de personnes souffrant de pathologies aiguës ou chroniques, notamment différents types de cancer (affectant aussi les vétérans américains), avortements spontanés, malformations congénitales et handicaps mentaux. On compte aussi des centaines de milliers d’enfants, une troisième génération de victimes voit ainsi le jour avec des troubles génétiques considérables. Depuis quelques années, les intervenants sur le terrain ont pris conscience de ce problème majeur aux multiples facettes : humanitaire et sanitaire, socio-économique, environnementale, politique et juridique.
 

Dernière minute

Entre 1961 et 1971, l’armée américaine a procédé à des épandages massifs de défoliants sur le Vietnam, essentiellement de l’« agent orange » qui contenait de la dioxine, un produit chimique particulièrement toxique. Plus de 40 ans après, les conséquences sont toujours terribles pour la population et l’environnement. Aujourd’hui, on dénombre environ 1 million de personnes concernées, une troisième génération de victimes voit ainsi le jour avec des troubles génétiques considérables. Ce film nous plonge dans l’univers de ces victimes, l’exclusion sociale qui en découle et la situation du handicap dans le pays. Portrait d’une génération qui n’a pas connu la guerre mais qui en subit encore les conséquences.